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Comprendre

Cette page explique le laboratoire à quelqu'un qui n'y connaît rien. Treize sections, des schémas qui bougent, aucun prérequis — et, à la fin, ce que les résultats valent vraiment.

Environ 15 minutes de lecture. Chaque mot savant mène au lexique.

Recherche, pas médecine · ne soigne personne, ne remplace aucun médecin.

Ce travail ne donne accès à aucun traitement ni à aucun essai clinique, et il n'y a rien à vendre ici. Les patients du banc d'essai sont fabriqués ; les données réelles employées sont des travaux déjà publiés. Aucun chiffre de cette page ne dit quoi que ce soit sur un malade en particulier.

Si vous ou un proche êtes concernés par un cancer, la seule bonne adresse est votre équipe soignante.

Un laboratoire qui tourne entièrement sur un seul ordinateur, et qui pose une seule question : à partir de quel moment l'information n'est-elle plus dans les données ?

La question

1Deux questions, une seule machine

Le laboratoire pose la même question à deux mondes très différents : des casse-têtes logiques, et la recherche de cibles dans une tumeur. C'est tout l'intérêt — si la méthode est bonne, elle doit tenir sur les deux.

LE CASSE-TÊTE

On doit cocher vrai ou faux pour contenter des règles Plus il y a de règles, plus c'est dur — puis ça s'effondre la falaise

Ça ne se dégrade pas en pente douce : ça bascule d'un coup, comme l'eau qui gèle. On appelle ça une transition de phase, et personne ne sait vraiment pourquoi elle est là.

LA TUMEUR

Trouver, dans une tumeur, un défaut que le corps pourrait voir 3 cibles utiles noyées dans 27 candidats — et l'échantillon est dilué 30 % de vraie tumeur, 70 % de tissu sain

Même forme de question : à partir de quelle dilution l'information n'est-elle plus dans les données ?

⚠️ Le but n'est ni l'un, ni l'autre

Ce laboratoire ne cherche ni à résoudre la grande question mathématique (P contre NP), ni à concevoir un traitement. Il construit un observatoire dont chaque chiffre puisse être revérifié par quelqu'un d'autre.

Le laboratoire est né du premier monde (des casse-têtes de satisfiabilité) et s'est déplacé vers le second. Le moteur n'a pas changé : fabriquer, mesurer, sceller, comparer.

Le geste fondateur

2Tissu sain contre tumeur : le geste fondateur

C'est le principe de base de toute cette recherche, et il tient en une soustraction. Sans lui, rien de ce qui suit ne serait possible.

① SON ADN DE NAISSANCE — prélevé dans le sang ATGCGATCGTTACGATCGGATCAG Chacun naît avec des millions de petites variations personnelles. Elles sont normales et inoffensives. ② L'ADN DE LA TUMEUR — prélevé dans la biopsie ATGCGATCGTTACGATCGGATCAG Les mêmes variations de naissance… plus les erreurs que le cancer a commises en se multipliant. ③ ON SOUSTRAIT L'UN DE L'AUTRE ATGCGATCGTTACGATCGGATCAG Il ne reste que ce qui appartient uniquement à la tumeur. Ici : 3 défauts exploitables, au lieu de millions de fausses pistes. Le tissu sain n'est pas un décor : c'est le témoin personnel du patient, et rien ne le remplace.

⚠️ Et si on ne séquençait QUE la tumeur ?

On comparerait alors à un « humain de référence », c'est-à-dire à personne. On verrait des millions de différences, dont la quasi-totalité seraient de simples traits de famille. Impossible de distinguer « hérité, inoffensif » de « acquis par le cancer ». C'est pour cela que les deux prélèvements vont toujours par paire.

Ces erreurs acquises portent un nom : mutations somatiques (voir variant). « Somatique » veut simplement dire « survenue dans le corps au cours de la vie », par opposition à « héritée ». Elles ne se transmettent pas aux enfants.

La chaîne causale

3Pourquoi descendre jusqu'à l'ADN

Parce que c'est le seul niveau où la chaîne complète se calcule. Une lettre modifiée dans l'ADN se propage jusqu'à quelque chose que le corps peut reconnaître — et chaque maillon se déduit du précédent.

Une lettre change

dans l'ADN de la tumeur

Le mot change

la protéine n'est plus la même

Un fragment inédit

qui n'existe nulle part ailleurs

Il est présenté

exposé à la surface de la cellule

Les défenses le voient

et reconnaissent l'intrus

✓ Ce que l'ADN permet

• Dire qu'un fragment existe uniquement dans la tumeur — donc le viser sans toucher au tissu sain. C'est la définition même d'un néoantigène.
• Calculer le fragment produit, puis s'il est présentable : tout se déduit de la lettre changée.
• Compter : en relisant chaque position, on estime quelle part de la tumeur porte le défaut (VAF, CCF).
• C'est robuste et peu coûteux comparé à la mesure directe des protéines.

✗ Ce que l'ADN ne dit PAS

• Si le gène est réellement allumé. Un défaut dans un gène éteint ne produit rien : il faut une autre mesure (l'expression).
• Si le fragment sera vraiment montré à la surface : l'apprêtement peut échouer à chaque étape.
• Si les défenses réagiront. Être visible ne suffit pas : il faut qu'un lymphocyte T CD8 réponde.
• Si le défaut est dans toute la tumeur ou dans un coin — cela ne s'estime que, et c'est justement ce que le laboratoire mesure.

Voilà pourquoi, dans la vraie vie, la chaîne ne s'arrête presque jamais à l'ADN : il donne les candidats, pas le verdict. Chaque maillon suivant ajoute son incertitude — et c'est cette accumulation d'incertitude que ce laboratoire chiffre.

La provenance

4Des patients fabriqués, et pourquoi

C'est la question la plus importante de la page, et la réponse est en deux parties — dont une qui surprend toujours : la plupart des patients du banc d'essai n'existent pas.

A · DU RÉEL, téléchargé UNE fois UniProt / Ensembl banques publiques, gratuites ≈ 20 000 protéines humaines une seule fois 💾 Le disque dur 7,5 Mo, et puis c'est tout ensuite : 100 % hors ligne B · DES PATIENTS INVENTÉS, et c'est VOLONTAIRE 🎲 Un générateur tire une tumeur au sort, parmi 15 types réels mélanome, leucémie, pancréas… 🧑‍⚕️ 2 250 patients chacun avec sa tumeur, ses défauts, ses cibles reproductibles à l'identique 🔑 On connaît la réponse Comme le patient est inventé, on sait où sont les vraies cibles. On peut donc NOTER LA COPIE.

Pourquoi inventer les patients ?

Sur de vrais patients, personne ne connaît la bonne réponse. On ne peut donc pas savoir si une méthode a eu raison. Avec des patients inventés, la vérité terrain est connue d'avance : on mesure enfin ce que vaut la méthode.

Le prix à payer

Ce qu'on mesure vaut pour la méthode, pas pour la biologie. Aucun chiffre tiré de ces patients ne dit quoi que ce soit sur un vrai malade, et le simulateur peut lui-même être faux : la section 11 le détaille.

Il y a aussi un génome réel, et il est à part

Le laboratoire exploite un génome humain réel : le don public de Sid Sijbrandij (ostéosarcome), sous licence CC0. Des résultats publiés en viennent — ils sont signalés comme tels, et toujours séparés de ceux qui viennent du simulateur. Mélanger une simulation et une donnée réelle, c'est se mentir avec des chiffres exacts. Détail en section 12.

Ce qui est réel : le catalogue des protéines humaines, les 15 types de tumeurs et leurs ordres de grandeur, les mécanismes simulés (dilution, bruit de lecture, gènes éteints), et un génome d'ostéosarcome. Ce qui est inventé : les patients de cohorte eux-mêmes — 450, 450 autres, puis 2 250.

La méthode

5La méthodologie, de bout en bout

Neuf étapes, toujours dans le même ordre. Chacune dit ce qui entre, ce qui sort, et ce qui l'empêche de mentir — c'est cette troisième colonne qui fait la différence entre un protocole et un simple mode d'emploi.

  1. 1

    🎯 On écrit la question, puis on la scelle

    ce qui entre

    une hypothèse, et ce qu'on s'attend à trouver

    ce qui sort

    une prédiction horodatée dans le registre

    🛡️ Impossible de la réécrire après avoir vu les données. 73 critères ont été scellés à l'avance : 52 ont été tenus, 21 démentis — et les démentis sont publiés comme les autres.

  2. 2

    🎲 On fabrique un patient de toutes pièces

    ce qui entre

    une graine de départ + un des 15 types de tumeur

    ce qui sort

    un patient complet, dont on connaît TOUTE la vérité

    🛡️ Même graine, même patient, sur n'importe quelle machine — vérifié par un test.

  3. 3

    🩸 On simule les deux prélèvements

    ce qui entre

    le patient, une pureté de biopsie, un nombre de relectures

    ce qui sort

    ce que la machine aurait réellement lu — bruit compris

    🛡️ Des défauts réels disparaissent ici, exactement comme dans la vraie vie. C'est voulu : un simulateur qui ne perd rien ne simule rien.

  4. 4

    📄 On écrit le dossier, sans la vérité

    ce qui entre

    les lectures simulées

    ce qui sort

    un fichier au format standard du domaine

    🛡️ Un test vérifie qu'aucune vérité cachée ne fuit dans le dossier. Sinon tout serait truqué sans que personne le voie.

  5. 5

    🔎 Le programme cherche les cibles

    ce qui entre

    le dossier observé, et rien d'autre

    ce qui sort

    une liste courte de cibles, classées

    🛡️ Il ne voit jamais la vérité. Il travaille exactement comme sur un vrai patient.

  6. 6

    ⚖️ Plusieurs façons de chercher concourent

    ce qui entre

    les mêmes patients, plusieurs stratégies

    ce qui sort

    des listes comparables, dont une tirée au hasard

    🛡️ Le témoin au hasard n'est pas décoratif : sans lui, on ignore si les autres servent à quelque chose.

  7. 7

    ✅ On confronte à la vérité mise de côté

    ce qui entre

    les listes + la vérité scellée

    ce qui sort

    un compte : qui a trouvé, qui a raté

    🛡️ C'est le seul moment où la vérité ressort. Jamais avant.

  8. 8

    📐 On applique les statistiques, dans cet ordre

    ce qui entre

    les comptes de réussite

    ce qui sort

    ce qui tient, ce qui ne tient pas, et de combien

    🛡️ Fourchettes tirées sur les patients · correction du « trop de questions » · test par mélange · puis réplication sur des données neuves.

  9. 9

    🔐 On scelle, et un contrôleur relit tout

    ce qui entre

    les résultats publiés

    ce qui sort

    un journal, et une alerte si un chiffre ne tient plus

    🛡️ Le contrôleur recalcule chaque chiffre annoncé : 57 passages à ce jour. Il en a déjà pris un en défaut, de 5 points.

🔒 L'ordre n'est pas négociable

On scelle avant de calculer les statistiques, et on regarde la vérité après avoir cherché. Inverser l'un ou l'autre, même de bonne foi, suffit à fabriquer un résultat qui n'existe pas. La plupart des erreurs corrigées dans ce laboratoire venaient d'un ordre inversé.

Les étapes 2 à 7 tournent des dizaines de milliers de fois, avec toutes les combinaisons de pureté et de relectures. C'est ce volume qui permet de tracer un seuil au lieu de donner un avis.

La boucle

6Comment ça tourne, jour et nuit

Le laboratoire travaille tout seul. Une boucle tourne en permanence et reprend au début à chaque fois, en ayant retenu le tour précédent.

1. Fabriquer

Un problème est tiré au sort

2. Résoudre

Une machine cherche la solution

3. Sceller

Le résultat est scellé, définitif

4. Détecter

Des capteurs cherchent les bizarreries

5. Rêver

On cherche où elles se concentrent

6. Juger

L'humain tranche : utile ou pas

7. 🔁 Et la boucle se juge elle-même

À chaque tour, l'outil compare son état à celui du tour d'avant et se donne une note : vertueux (il s'est amélioré), neutre, ou régression (il a cassé quelque chose). Une régression est affichée, pas enterrée.

Ce que le registre a enregistré, au 11 octobre 2026

1 417 campagnes de mesure · 29 phases de « rêve » · 57 passages du contrôleur · 89 090 anomalies signalées. Ces quatre nombres sont comptés dans la chaîne scellée, pas saisis à la main.

Tout se passe sur cet ordinateur. Rien n'est envoyé nulle part, aucun compte, aucun service en ligne — une fois le catalogue de protéines téléchargé, la prise réseau peut être débranchée : un test de la suite échoue au moindre accès réseau.

L'inviolabilité

7Pourquoi on ne peut pas tricher

Chaque mesure est un maillon scellé. Chaque maillon porte l'empreinte du précédent. Retoucher une vieille ligne casse toute la suite — et ça se voit tout de suite.

mesure 1empreintea41f…9cmesure 2empreintea41f…9cmesure 3empreintea41f…9cmesure 4empreintea41f…9cmesure 5empreinte✗ rompu

Si quelqu'un modifie la mesure 2 après coup, les empreintes 3, 4 et 5 ne correspondent plus. L'outil affiche « registre cassé » : il ne peut pas se mentir sur son propre passé.

Vérifié ce soir, pas affirmé

Au 11 octobre 2026, la chaîne compte 629 238 maillons et le recalcul complet les a tous validés : aucune rupture, aucun résultat retouché après coup. Empreinte de tête : 05346f2e5b11…e813b6. Le même calcul, relancé par quelqu'un d'autre sur la même base, doit redonner exactement cette empreinte — sinon la base a changé.

Même mécanisme que celui des chaînes de blocs, appliqué à un carnet de laboratoire (voir registre). Il sert aussi à sceller une prédiction avant de regarder les données (préenregistrement) : impossible, ensuite, de prétendre qu'on l'avait prévu.

Les sorties

8Ce qui en sort

Trois formes de résultats, et pas une de plus.

① UNE COURBE

« Au-delà d'ici, ça s'effondre. » Un seuil, avec sa marge d'erreur.

② UN CLASSEMENT

compositeaffinitéclonalitéau hasard

« Cette façon de faire bat celle-là, de tant. » Toujours avec un témoin tiré au hasard.

③ UNE RÈGLE

« Quand la pureté dépasse 0,4… » ✓ survit au mélange ✓ se retrouve ailleurs

Une phrase que la machine propose — et que quatre contrôles doivent laisser passer.

Et une quatrième sortie, plus rare et plus précieuse : « on n'a rien trouvé ». La machine à hypothèses a le droit de revenir les mains vides, et c'est souvent la bonne réponse.

Les résultats

9Ce qui a déjà été trouvé

364 006 problèmes fabriqués, résolus et scellés à ce jour — compté dans le registre le 11 octobre 2026. Voici les résultats qui ont survécu aux contrôles, ce qu'ils veulent dire en clair, et ceux qui ont corrigé le laboratoire lui-même.

✓ RÉSULTAT 1 — Chercher intelligemment paye, et ça se reproduit

De combien la méthode combinée bat-elle le tirage au hasard ? Mesuré trois fois, sur trois groupes de patients différents — dont deux qui n'existaient pas encore quand la méthode a été mise au point.

450 patients
+13,6 pts
450 autres
+17,5 pts
2 250 patients
+19,7 pts

Les trois barres vont dans le même sens : c'est ça, une réplication. L'écart varie, le sens jamais. ⚠️ C'est pourquoi on annonce un écart (« bat de tant ») et jamais un niveau (« réussit dans tant de cas ») : le niveau, lui, ne se reproduit pas.

⚠️ Et le classement des stratégies, lui, n'est PAS stable

Battre le hasard, oui, partout. Mais battre le meilleur indice isolé : non. La méthode combinée le dépasse de 6,6 points sur la première cohorte, et passe 4,2 points en dessous sur la cohorte dite réaliste — où c'est une stratégie fondée sur la clonalité estimée qui domine, de 13,9 points. Même chose sur la cohorte de réplication (−4,0 points pour la combinée, +12,5 pour la clonalité). Le gagnant change avec le jeu de données. C'est écrit ici parce que c'est le résultat le plus inconfortable de la liste.

✓ RÉSULTAT 2 — La loi des deux boutons

≈ 8 pureté × nombre de relectures →

Une biopsie pauvre relue très souvent vaut une biopsie riche relue normalement. Les deux courbes se superposent : seul leur produit compte. Au-delà d'environ 8, relire plus n'apporte plus rien (la loi pureté × profondeur).

✓ RÉSULTAT 3 — Un plafond qu'aucune méthode ne franchit

≈ 21 patients sur 100 n'ont AUCUNE cible valable

Pour ceux-là, aucune stratégie ne peut réussir — il n'y a rien à trouver. Ce n'est pas un échec de la méthode, c'est une limite du patient. Mesuré à 23 % sur la première cohorte, 21 % sur les deux autres.

✓ RÉSULTAT 4 — Les règles trouvées « en rêvant » se redécouvrent

La machine à hypothèses propose des règles du genre « au-delà de telle pureté, ça marche tant de fois mieux ». Redécouvertes séparément, sur des groupes différents, elles retombent sur des seuils quasi identiques — et celles qui ne se retrouvaient pas ont été retirées, pas gardées.

✓ RÉSULTAT 5 — Les programmes qui prédisent les cibles ne sont pas d'accord entre eux

Trouvé en allant lire le fichier brut au lieu de son résumé. Sur les 628 cibles distinctes d'un vrai patient d'ostéosarcome (12 420 lignes de mesure), huit programmes estiment chacun la même chose : la force d'accrochage d'un fragment. Ils devraient tomber d'accord.

8 programmes, un même fragment s'accroche fort ne tient pas
×5,2 d'écart médian entre le plus optimiste et le plus pessimiste
19,4 % des cibles où ils divergent d'un facteur 20 ou plus

⚠️ Ce chiffre corrige le laboratoire lui-même. Son simulateur suppose une erreur de prédiction d'un facteur 3. La réalité mesurée est plus dure — et personne ne le voyait, parce que l'écran n'affichait qu'une valeur moyenne. 📏 Une moyenne cache exactement ce qu'on avait le plus besoin de savoir : de combien les mesures divergent.

🎯 RÉSULTAT 6 — Et le désaccord est pire là où l'on choisit

Pour retenir une cible, l'usage est de garder la meilleure des huit estimations. Or garder le meilleur de huit mesures bruitées, c'est retenir celle qui s'est le plus trompée dans le bon sens. Mesuré sur les 100 premières cibles :

×224,5 de désaccord si l'on garde la meilleure des huit
×29,1 si l'on garde celle du milieu — près de huit fois moins
50 / 100 seulement des cibles sont communes aux deux façons de classer

Changer la façon d'agréger change la moitié de la liste de cibles. 📏 Classer par le minimum, c'est classer par le bruit autant que par le signal — et aux extrêmes, le bruit gagne.

🔎 RÉSULTAT 7 — …et l'alarme précédente ne coûte presque rien. On a vérifié.

Le résultat 6 était inquiétant. Sur des cibles réelles, impossible de savoir s'il l'était vraiment : on ignore quelles cibles étaient les bonnes. Alors l'expérience a été refaite sur les patients inventés, dont on connaît la réponse — huit programmes simulés, avec le désaccord exact mesuré sur le réel.

• Garder la meilleure des huit, ou celle du milieu, ou n'en consulter qu'une : les trois font jeu égal (0,3 point d'écart). Toujours, y compris avec un désaccord dix fois pire que le réel.
• Et surtout : même un classement parfait, qui connaîtrait la vraie valeur, ne gagnerait que 1,8 point de plus qu'un seul prédicteur consulté au hasard.

Ce que ça veut dire : la force d'accrochage n'est pas le goulot. Une cible utile doit aussi être présente dans toute la tumeur, et le gène doit être allumé. Améliorer la mesure d'accrochage ne peut donc pas rapporter gros — le plafond est ailleurs.
⚠️ Et cela corrige la page elle-même : le résultat 6, publié une heure plus tôt dans le logiciel, sonnait l'alarme. La mesure dit qu'elle était trop forte. C'est écrit ici plutôt que retiré en silence.
📏 Un désaccord spectaculaire n'est pas forcément un désaccord coûteux. La seule façon de le savoir est de mesurer ce qu'il change.

52 / 73 critères scellés avant mesure qui ont été tenus — les 21 démentis sont publiés
+6,6 points gagnés en combinant plusieurs indices plutôt qu'un seul, sur la première cohorte seulement
629 238 maillons du registre, tous revérifiés le 11/10/2026 — aucun résultat retouché après coup
403 tests automatisés, tous verts au dernier passage complet

✗ Et deux conclusions qui ont été RETIRÉES

Elles ne se retrouvaient pas sur des données neuves. Elles ont été effacées des conclusions, et l'erreur est écrite noir sur blanc dans le bilan critique, avec sa correction. Un observatoire qui n'aurait jamais rien retiré serait le plus suspect des deux.

Tous les chiffres ci-dessus viennent du jeu d'affirmations que le contrôleur recalcule à chaque passage : s'ils cessaient d'être vrais, ils seraient signalés. ⚠️ Ils ont été relevés le 11 octobre 2026 ; un chiffre affiché à deux endroits finit toujours par être faux à l'un des deux — c'est pourquoi celui-ci est daté.

La lecture

10Lire un résultat sans se faire avoir

Ces quatre réflexes sont ceux de l'outil lui-même. Ce sont aussi les quatre façons dont il s'est trompé avant de les adopter.

Comparer, jamais citer un niveau seul

« Cette méthode bat le hasard de 13,6 points » tient. « Cette méthode réussit dans 39 % des cas » ne tient pas — ce niveau change d'une cohorte à l'autre. On ne publie que des écarts.

Regarder la fourchette avant le chiffre

Tout résultat vient avec un intervalle de confiance. Si deux fourchettes se chevauchent largement, les classer revient à ordonner du bruit.

Se méfier d'avoir posé trop de questions

Poser 105 questions à 5 % de risque, c'est s'attendre à ~5 fausses trouvailles même si tout est plat. L'outil corrige ce compte (Benjamini-Hochberg) — sans cette correction, il inventait des dizaines de découvertes dans du pur bruit.

N'y croire qu'après la deuxième fois

Un résultat trouvé une fois est une piste. Retrouvé sur des données neuves jamais vues, c'est un résultat. Attention aussi à la pseudo-réplication : vingt analyses d'un même patient ne font pas vingt patients.

Un cinquième réflexe vaut pour cette page-ci : regardez la date. Un chiffre sans date est une affirmation sans adresse.

Les garanties

11Qu'est-ce que ça vaut, au juste ?

La question qu'il faut poser à tout outil de ce genre. Voici la réponse, dans les deux sens — et la colonne de droite a été écrite avant celle de gauche, volontairement.

✓ CE QUI EST SOLIDE

• Tout est recalculable. Chaque chiffre affiché peut être refait depuis les données brutes, scellées.
• Battre le hasard se reproduit sur trois groupes de patients indépendants, dont deux postérieurs à la mise au point de la méthode.
• 52 critères sur 73, scellés avant de regarder, se sont vérifiés — et les 21 démentis sont publiés.
• Un contrôleur automatique recalcule les chiffres publiés et signale ceux qui ne tiennent plus. 57 passages à ce jour.
• Une chaîne de 629 238 maillons, revérifiée intégralement, et 403 tests automatisés tous verts au dernier passage complet (11/10/2026) qui gardent le tout.

✗ CE QUI N'EST PAS GARANTI

• Aucune valeur médicale. La plupart des patients sont inventés : rien ici ne dit quoi que ce soit sur un vrai malade.
• Aucune mesure de la capacité à bien classer sur patients réels. Les verdicts par patient sont sur le disque, mais le banc ne les a pas encore lus (section 12). Tant que ce jalon n'est pas franchi, toute affirmation d'ici sur « savoir bien classer » est non vérifiée.
• Les niveaux absolus ne tiennent pas d'un jeu de données à l'autre, et le classement des stratégies non plus : le gagnant change.
• Le simulateur peut être faux. Il suppose une erreur de prédiction d'un facteur 3 ; la mesure sur données réelles donne un écart médian de ×5,2 entre prédicteurs. La réalité est plus dure que le modèle, et tout ce qui découle du modèle en hérite.
• Le contrôleur n'attrape pas tout : il voit un chiffre faux, pas une interprétation fausse d'un chiffre juste.

Comment se lit un taux, ici

Quand une mesure dit « 47,9 % », elle dit exactement ceci : le panel contient au moins une cible pertinente. Elle ne dit pas « un vaccin qui fonctionne », ni « 47,9 % des patients guériraient ». La nuance est tout l'écart entre un banc d'essai et une promesse.

Ce 47,9 % est d'ailleurs un chiffre corrigé à la baisse : le critère d'évaluation précédent annonçait 91,3 %. Il a été jugé trop généreux, et c'est la valeur basse qui est conservée — 43 points de moins, trouvés par une mesure du laboratoire contre lui-même.

🎯 En une phrase, pour l'entourage

C'est un banc d'essai pour méthodes, pas un outil de diagnostic. Il fabrique des patients dont il connaît la réponse, pour mesurer honnêtement ce que valent les façons de chercher — et il est construit pour rendre le mensonge, y compris le sien, visible.

Un outil qui se présente par ses réussites est une plaquette ; un outil qui se présente par ses limites est un instrument. 📏 L'interface n'a jamais le droit d'affirmer plus que ce qui est mesuré.

La traçabilité

12Chaque source, et ce qu'elle ne promet pas

Un résultat ne vaut que ce que vaut sa source. Voici chaque source, qui la paye, comment on peut aller la vérifier soi-même, si elle est réellement lue par le programme — et ce qu'elle ne promet pas.

CEDAR / IEDBrécupéré · à brancher

Le Cancer Epitope Database and Analysis Resource : le catalogue des cibles tumorales déjà testées en laboratoire, épitope par épitope. Il apporte des essais sur lymphocytes T (un lymphocyte a-t-il réagi ?), des mesures de liaison au HLA, et de la spectrométrie de masse : la preuve directe qu'un peptide est réellement présenté à la surface d'une cellule, et pas seulement prédit comme présentable.

  • Financé par le NCI (institut américain du cancer) — argent public.
  • Site compagnon de l'IEDB (financée par le NIAID), dont il reprend la méthode de curation, éprouvée depuis vingt ans.
  • Chaque donnée est recopiée à la main depuis un article relu par des pairs et reliée à son identifiant PubMed.
  • Licence CC BY 4.0 : réutilisable, à condition de citer.
  • Comptage fait sur l'export daté du 23/09/2026 : 156 403 essais, dont 87 899 négatifs — soit 56 % d'échecs documentés. Une base qui ne garderait que les succès ne permettrait pas de mesurer les erreurs, seulement de les cacher.

Ce que ça ne dit pas : Elle n'est pas branchée. Vérifié par recherche exhaustive le 11/10/2026 : aucun module du cœur ni des outils ne lit le chemin déclaré pour CEDAR, et aucune des 98 affirmations du laboratoire n'a de recette qui le touche. Les fichiers sont sur le disque, le chemin est dans la configuration, et c'est tout. 📏 Déclarer un chemin n'est pas lire un fichier ; télécharger n'est pas brancher. Et même branchée, elle ne donnerait qu'une vérité cible par cible, pas le classement des cibles d'un patient.

Matrices harmonisées — sous-ensemble TESLA ré-annoté, NCI, HiTIDEobtenu · branché · première mesure faite

Le seul juge possible d'un classement de cibles : des patients réels dont on connaît, cible par cible, le verdict de laboratoire. Republié en licence libre, avec les descripteurs déjà calculés, par l'équipe de Lausanne — Müller, Bassani-Sternberg et al., Immunity 2023.

  • Sous-ensemble TESLA ré-annoté : 34 cibles reconnues sur 702 testées, 8 patients. Le nom complet importe : l'article d'origine (Wells et al., Cell 2020) en annonce 37, la matrice harmonisée en porte 34. C'est le sous-ensemble qui est employé, et il est nommé comme tel — jamais « TESLA » tout court.
  • Deux autres cohortes dans le même fichier : NCI (103 reconnues / 420 683 testées) et HiTIDE (41 / 1 522).
  • Obtenu sans passer par l'accréditation du dépôt d'origine : les verdicts sont republiés en clair dans les matrices du papier.
  • DOI 10.1016/j.immuni.2023.09.002 · code sur GitHub (bassanilab/NeoRanking, branche master) · licences CC BY 4.0 (mutations) et GPL (néo-peptides).
  • Les colonnes patient + jeu + type de réponse donnent exactement l'objet qui manquait : parmi les cibles d'un patient donné, lesquelles ont réellement réagi.

Ce que ça ne dit pas : Le lecteur est écrit et testé, mais aucun calcul ne s'en sert encore. Du code que rien n'appelle ne change aucun résultat : tant que ce jalon n'est pas franchi, ce laboratoire n'a aucune mesure de sa capacité à bien classer. Et il faut le dire deux fois : les séquençages bruts des patients (environ 350 Go de fichiers FASTQ) sont réidentifiants, restent derrière l'accréditation de leur dépôt d'origine et ne sont pas ici. Ce qui est employé, ce sont des tables dérivées : cible → patient → verdict.

Ostéosarcome — don public de Sid Sijbrandijbranché · porte des résultats

Un génome humain réel et complet, donné publiquement par le patient lui-même via la Rare Cancer Research Foundation. C'est la seule donnée réelle qui porte aujourd'hui des chiffres publiés par ce laboratoire.

  • Licence CC0 (domaine public), accessible sur AWS Open Data.
  • Chaîne de traitement de référence : séquençage complet → Sarek 3.5.1 → Mutect2 → VEP → pVACseq 5.3.0.
  • Ce sont ses 628 peptides réels distincts et ses 12 420 candidats qui portent les résultats 5 et 6 de la section 9 : l'écart médian ×5,2, les 19,4 % de divergences d'un facteur 20, et les mesures de classement sur les 100 premières cibles.
  • Toute communication sur ces chiffres doit créditer ce don. C'est fait ici, et c'est une obligation, pas une politesse.

Ce que ça ne dit pas : Un patient n'est pas une cohorte. Ce génome permet de mesurer le désaccord entre prédicteurs sur des cibles réelles ; il ne permet pas de savoir lesquelles étaient les bonnes, puisque personne ne les a testées sur ses propres lymphocytes. C'est précisément le trou que les matrices harmonisées combleront, le jour où elles seront branchées.

Protéome humain — UniProt / Swiss-Protbranché

Le catalogue des protéines humaines normales : environ 20 000 entrées, 7,5 Mo compressés, téléchargés une fois pour toutes.

  • Licence CC BY 4.0.
  • C'est le filtre du soi. Sans lui, on ne peut pas affirmer qu'un peptide est un néoantigène — seulement qu'il est muté. Un fragment qui existe déjà quelque part dans le protéome normal n'est pas une cible : le viser, ce serait viser le patient.

Ce que ça ne dit pas : Un catalogue n'est pas une mesure. Il dit ce qui existe chez l'humain sain, pas ce qui est allumé chez ce patient-là.

MHCflurry 2.xbranché

Un réseau de neurones spécialisé — pas un modèle de langage — qui prédit l'affinité d'un peptide pour une molécule HLA. Exécuté localement, hors ligne.

  • Licence Apache-2.0.
  • Sert au recalcul indépendant des scores publiés : c'est de cette confrontation que sort l'écart médian ×5,2 mesuré sur l'ostéosarcome.
  • Absent, le score de repli est annoncé comme tel plutôt que présenté comme une mesure.

Ce que ça ne dit pas : Il prédit, il ne mesure pas. Voir la fiche du lexique et le résultat 5 : huit programmes du même genre divergent d'un facteur 5 en médiane.

Ensembl — transcrits, gènes conducteursfacultatif

Les séquences par transcrit et une courte liste de gènes associés au cancer.

  • Absents, le pipeline tourne et le dit, en se limitant à ce qu'il peut établir sans eux. C'est la différence entre une dépendance et un silence.

Ce que ça ne dit pas : Rien de garanti sans eux, et rien de caché non plus.

NEPdben réserve

Une base académique riche en cibles qui n'ont rien donné — les ratés, qu'on publie rarement.

  • 173 cibles immunogènes validées et 17 376 peptides non immunogènes, décrits dans une publication relue (PMC8078594).

Ce que ça ne dit pas : Devenue un complément de vérification croisée, pas une nécessité : l'export CEDAR fournit déjà cinq fois plus de résultats négatifs à lui seul.

dbPepNeo · TANTIGENécartées

Deux autres catalogues de cibles tumorales.

  • Examinées, puis mises de côté : elles n'apportent ni ratés fiables ni classement — donc rien que CEDAR ne donne déjà.

Ce que ça ne dit pas : Les citer serait allonger la liste des sources sans rien ajouter à la preuve.

⚠️ La vérité branchée ici est PARTIELLE — et le laboratoire doit le dire

Une règle apprise à ses dépens : un banc d'essai dont la vérité vient du modèle testé flatte toujours ce modèle. Deux sources extérieures devraient régler ce problème — un catalogue d'essais réels, et des verdicts par patient. Les deux sont sur le disque ; au 11 octobre 2026 à 23 h, une seule est lue par le banc : les verdicts par patient, depuis lesquels une première mesure a été faite (8 patients, 34 cibles reconnues sur 736 — les quatre façons de classer battent le tirage au hasard de +11 à +14 cibles dans les vingt premières places). Le catalogue d'essais réels, lui, reste récupéré sans être lu.

Conséquence, écrite sans adoucissement : aujourd'hui, les résultats de la section 9 qui comparent des stratégies reposent sur des patients simulés, plus un génome réel qui ne dit pas qui avait raison. Toute affirmation sur « savoir bien classer » reste une affirmation non vérifiée, et doit être lue comme telle jusqu'à ce que cette page dise le contraire — avec sa date.

Aucune source n'est citée ici sans qu'on puisse la retrouver seul : un financeur, une licence, un identifiant PubMed ou un DOI. Une source qu'on ne peut pas aller vérifier soi-même n'est pas une preuve, c'est une signature de confiance — et la confiance n'est pas une méthode.

L'outillage

13Avec quoi c'est fait

Que des briques libres et gratuites. Aucun abonnement, aucun compte, aucun service en ligne.

Python · le langage de tout l'outilpython-sat · MiniSat, Glucose — le moteur qui résout les casse-têtesSQLite + SHA-256 · le registre scellé, un seul fichierMHCflurry · prédit si une cible est visible par les défensesUniProt / Ensembl · le catalogue des protéines humainesNumPy · pandas · SciPy · Numba · le calcul et les statistiquesstatsmodels · la correction du « trop de questions »SALib · quel réglage compte vraimentscikit-learn · le pré-tri qui apprend des jugements humainsUMAP · HDBSCAN · regrouper les mesures en famillesStreamlit · Plotly · l'interface locale et ses graphiquesPiper · la voix du film, synthétisée sur la machineSarek · VEP · pVACseq · la chaîne qui a produit les épitopes du génome réelCuPy · accélération GPU quand la carte est là — facultatifpytest · ruff · les 403 tests et la propreté du code

Hors ligne

Un seul téléchargement au départ. Ensuite, plus rien ne sort ni n'entre : un test de la suite échoue au moindre accès réseau.

Rien ne part

Pas de statistiques d'usage, pas de nuage, aucun modèle d'IA distant. Tout le calcul se fait sur la machine.

Reproductible

Même graine de départ, mêmes patients, mêmes résultats — sur n'importe quelle machine.

Et un modèle de langage, à sa place : très loin des résultats

Un petit modèle (Qwen 2.5 7B, via Ollama, sur la machine, sans réseau, désactivé par défaut) ne sert qu'à mettre en phrases le carnet de bord. Aucun chiffre, aucun résultat, aucune décision scientifique ne passe par lui. S'il ne répond pas, le texte brut est publié tel quel. Le code du laboratoire, lui, a été écrit en binôme avec un assistant d'IA — c'est dit parce que ça fait partie de la méthode, et parce que chaque résultat reste vérifiable indépendamment de la façon dont le code est né.

Et ce site-ci : du HTML et du CSS, pas une ligne de script, pas une ressource extérieure. Les schémas que vous venez de voir sont du SVG écrit dans la page. C'est la seule preuve solide qu'il ne peut pas vous suivre.

Pour aller plus loin

Les détails, si vous les voulez

Trois dépliants. Ils s'ouvrent sans script — c'est du HTML, rien d'autre.

📚 Les six garde-fous, un par un — et l'erreur que chacun empêche

Chacun de ces six garde-fous est né d'une erreur réellement commise par cet outil, puis corrigée. C'est pourquoi ils sont là, et pourquoi ils sont testés.

#Le garde-fouL'erreur qu'il empêche
1Correction de multiplicité Benjamini-Hochberg La machine à hypothèses inventait des dizaines de règles dans du bruit pur.
2Test par permutation Une « découverte » qui survit à des données mélangées ne venait pas des données.
3Fourchettes tirées sur les patients Vingt analyses d'un même patient comptaient pour vingt patients : les fourchettes étaient fausses.
4Réplication sur données neuves Deux conclusions ont été retirées parce qu'elles ne se retrouvaient pas.
5Prédictions scellées à l'avance Interdit de relire un résultat connu en prétendant l'avoir prévu.
6Contrôleur automatique des chiffres publiés Un chiffre a été annoncé sans avoir été mesuré ; il était faux de 5 points.

Le circuit complet, en clair

  1. Le générateur fabrique un patient : type de tumeur, nombre de défauts, leur répartition, quels gènes sont allumés. Tout dérive d'une graine — même graine, même patient, toujours.
  2. On simule le prélèvement : une part seulement de l'échantillon est de la tumeur, et la machine relit chaque position un certain nombre de fois. Des défauts réels disparaissent ainsi, exactement comme dans la vraie vie.
  3. Le pipeline ne reçoit que l'observé, dans le format standard du domaine. La vérité reste de côté, scellée, hors de sa portée.
  4. Plusieurs façons de choisir les cibles concourent sur les mêmes patients, dont une au hasard : sans ce témoin, on ne saurait pas si les autres apportent quoi que ce soit.
  5. On compare enfin à la vérité mise de côté, et on compte.
  6. Tout est scellé dans le registre, puis les contrôles statistiques s'appliquent — dans cet ordre, jamais l'inverse.
❓ Les questions qu'on pose toujours

Est-ce que ça sert à soigner quelqu'un ?

Non. Aucun chiffre de cet outil ne dit quoi que ce soit sur un vrai malade. C'est un banc d'essai pour méthodes, comme on teste un thermomètre dans un bain dont on connaît déjà la température. Il ne remplace aucun médecin et ne donne accès à aucun essai clinique.

Alors à quoi ça sert ?

À mesurer honnêtement ce que valent des façons de chercher — et à quel moment elles cessent de fonctionner. Ce genre de mesure est impossible sur de vrais patients, puisqu'on n'y connaît jamais la bonne réponse.

Est-ce que c'est de l'intelligence artificielle ?

Très peu, et jamais pour produire les résultats. Un petit modèle apprend des jugements humains pour pré-trier les bizarreries à regarder, et un autre met le carnet de bord en phrases. Tout le reste est du calcul et des statistiques classiques. Rien n'est « généré » : chaque chiffre est calculé, et recalculable.

Est-ce que mes données partent quelque part ?

Non. Le laboratoire ne contient aucune donnée personnelle et ne fait aucune connexion sortante après le téléchargement initial du catalogue de protéines. Et ce site-ci n'exécute aucun script : voir la politique de confidentialité.

Combien de temps ça tourne ?

En continu. 364 006 problèmes ont déjà été fabriqués, résolus et scellés, dans une chaîne de 629 238 maillons — comptés le 11 octobre 2026.

Et si l'outil se trompe ?

C'est prévu — il s'est déjà trompé plusieurs fois, et chaque erreur est écrite noir sur blanc dans son bilan critique, avec la correction. Trois exemples sont dans cette page même : le critère retombé de 91,3 % à 47,9 %, les deux conclusions retirées, et le résultat 7 qui dégonfle l'alarme du résultat 6. Un observatoire qui n'aurait jamais publié ses propres erreurs serait le plus suspect des deux.

Pourquoi un chiffre de cette page serait-il faux demain ?

Parce qu'un chiffre affiché à deux endroits finit toujours par être faux à l'un des deux. Cette page est écrite à la main : tous ses chiffres portent la date de leur relevé — le 11 octobre 2026. S'ils cessent de bouger alors que le laboratoire continue, c'est la page qu'il faut soupçonner, pas le laboratoire.

🔤 Le vocabulaire

Chaque mot savant de ce laboratoire est expliqué sans autre mot savant dans le lexique — 68 entrées, fabriquées à partir du lexique du programme, donc impossibles à faire diverger.

Les plus utiles pour cette page : néoantigène · épitope · HLA · lymphocyte T CD8 · pureté · profondeur · clonalité · vérité terrain · registre · préenregistrement · banc d'essai · transition de phase.

Attributions

Les citations que les licences imposent

Les licences CC BY 4.0 et GPL n'autorisent la réutilisation qu'à condition de citer. Ce n'est pas une politesse : c'est la contrepartie du droit d'employer ces données.

  1. Müller M, Huber F, … Bassani-Sternberg M (2023). Machine learning methods and harmonized datasets improve immunogenic neoantigen prediction. Immunity 56:2650–2663.E6. DOI 10.1016/j.immuni.2023.09.002 · CC BY 4.0 (mutations) · GPL (néo-peptides)
  2. Wells DK, van Buuren MM, … Defranoux NA (2020). Key parameters of tumor epitope immunogenicity revealed through a consortium approach improve neoantigen prediction. Cell 183:818–834. DOI 10.1016/j.cell.2020.09.015 · consortium TESLA, producteurs d'origine des épitopes
  3. CEDAR — Cancer Epitope Database and Analysis Resource, et son site compagnon l'IEDB. Financés par le National Cancer Institute (NIH) et le NIAID. cedar.iedb.org · export du 23/09/2026 · CC BY 4.0
  4. Don d'ostéosarcome de Sid Sijbrandij, via la Rare Cancer Research Foundation. Génome réel donné publiquement par le patient. CC0 — domaine public · AWS Open Data
  5. UniProt / Swiss-Prot — protéome humain revu. CC BY 4.0
  6. MHCflurry 2.x (O'Donnell TJ et al.) — prédicteur d'affinité exécuté localement. Apache-2.0

Rappel, une dernière fois : recherche, pas médecine.

Ne soigne personne, ne remplace aucun médecin, ne donne accès à aucun traitement ni à aucun essai clinique. Les taux lus sur cette page veulent dire « le panel contient au moins une cible pertinente », jamais « un vaccin qui marche ».